L’émergence d’une société critique

Le temps des parties prenantes est révolu. L’époque est désormais aux minorités agissantes.

À côté de la société civile organisée (syndicats, ONG, associations, etc.) naît une société civile liquide active, méfiante, imprévisible, qui dispose d’un outil simple d’échange et de mobilisation : les réseaux sociaux. L’une et l’autre constituent la société critique.

Libres, sceptiques, mobiles, les publics de l’entreprise sont de plus en plus épars. Les minorités agissantes comptent désormais autant, sinon plus, que les parties prenantes considérées comme un tout.

Cette société critique pose souvent de bonnes questions, parfois de mauvaises. Dans tous les cas, l’entreprise doit « faire avec », non pas sur un mode réactif mais avec le recul et la lucidité que donne une solide prospective sociétale. L’entreprise doit écouter, s’extravertir.

Il n’y a plus d’influence sans co-influence.

Les combats de l’entreprise

Pour exécuter sa stratégie et mener ses combats, l’entreprise doit engager des alliés.

La construction de réseaux d’alliés, aussi bien internes qu’externes, nécessite ténacité et humilité. C’est en croisant son identité et les aspirations de la société critique que l’entreprise peut motiver les soutiens de son développement.

En d’autres termes, elle doit toujours associer à la connaissance d’elle-même – sa mission, sa culture, son métier – celle du monde dans lequel elle agit. Elle doit revendiquer sa différence sans rien ignorer de ce qui agite, fracture ou fermente au sein de la société dans laquelle vivent ses dirigeants, ses salariés ou ses clients. C’est ce croisement qui lui permettra de se transformer sans se renier, de s’engager sans surpromettre, de débattre sans subir. Elle ne doit pas se positionner sur tout mais choisir les combats pour lesquels sa marque est légitime, ceux grâce auxquels elle peut contribuer concrètement à améliorer la vie des gens, et plus généralement du vivant, tout en accélérant son développement.

Cette sincérité lui permettra de recruter et d’engager des alliés, parfois des communautés, souvent de simples individus. Ces alliés deviendront les influenceurs crédibles.

Il n’y a plus d’influence sans engagement.

Le récit et ses interlocuteurs

L’engagement et l’influence nécessitent des contenus qui lient information et relation.

Avec la société critique, l’interaction est un impératif catégorique. Elle implique à la fois de convaincre et de se laisser convaincre, sans équivoque ni faux-semblant. Elle suggère de mobiliser des arguments mais aussi des émotions et des expériences.

Ces nouveaux contenus ne s’adressent pas à des publics mais à des interlocuteurs : des personnes et des communautés auprès desquelles on manifeste une forte envie de converser, de dialoguer ou de débattre. Ils deviennent alors motivants ; ils poussent à s’engager dans la réciprocité, donc dans la durée.

Il n’y a plus d’influence sans contenus agissants.

Co-influence, engagement, contenus agissants : Angie contribue à réinventer une communication qui évite « la com » en en faisant un bien partagé, un bien commun.

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